VOYAGE EN INDE
VOYAGE EN INDE
SRÎ
SHANKARACHARYA
LA
MEDECINE SPIRITUELLE
Digha-Nikaya– Lôhicca-sutta
-
Namô tassa bhagavatô arahatô sammâ sambuddhassa -
« Hommage
à ce Bienheureux qui est l’Arahant et l’Éveillé parfait. »
-
« Je prie pour que nos maîtres aient longue vie.
Que
leurs vœux pour le bien de tous les êtres s’accomplissent !
Que
cessent la guerre, la famine, la maladie
et
tous les risques de désastres nucléaires et de pollution
Puissent
les maîtres qualifiés guider continuellement les êtres et,
au
roulement formidable du tambour des enseignements,
les
réveiller tous dans l’ultime corps absolu de la bouddhéité ! »
Tsétrul Péma Wangyal – Takloung Thangpa, neveu du
Seigneur Gampopa
Hommage
au sublime Manjushrî de Jouvence !
M’inclinant
devant les Vainqueurs,
les
Bodhisattvas
et
leurs Nobles Enseignements,
Ainsi
qu’aux Pieds des Maîtres qui en sont l’ultime source,
Je
m’en remets aux paroles de mon propre Lama,
Afin
de composer,
Pour
mon bien et celui des autres,
Ce
précieux et noble enseignement pareil au joyau magique.
Houie-neng
Disons ensemble ce qui suit :
- « Puissions-nous dans nos sensations momentanées du passé, du
présent et de l’avenir,
être toujours exempts des souillures de l’ignorance et de
l’illusion.
être toujours exempts des souillures d’arrogance et de
malhonnêteté.
être toujours exempts des souillures d’envie et de jalousie.
Qu’il nous soit permis de nous repentir de tous nos péchés passés,
puissent-ils être expiés tout de suite et ne jamais réapparaître. »
Je
prends refuge jusqu’à l’éveil en le Bouddha,
Je
prends refuge jusqu’à l’éveil en le Dharma,
Je
prends refuge jusqu’à l’éveil en la Sangha,
Par
ce mérite puissè-je atteindre l’éveil pour le bien de tous les êtres !
Ni
mollesse, ni violence !
La naissance est cause de souffrance, la maladie
est cause de souffrances, la vieillesse est cause de souffrance, la mort est
cause de souffrances !
Être
éloigné de ses amis est cause de souffrances,
Être
proche de ses ennemis est cause de souffrances !
Ne
pas obtenir ce que l’on désir est une cause de souffrance !
Les
cinq agrégats d’appropriation sont causes de souffrances !
Tout
est en feu !
Mais
quelle merveille de voir que tous les êtres possèdent la nature de
Bouddha !
Que tous les êtres sur cette planète puissent
vivre en sécurité et dans le bonheur,
Que leur cœur puisse être rempli de bonté, de
vertu, de liberté,
Que tous les êtres puissent vivre en paix !
Qu’aucun
être ne tue ni ne fasse de mal à autrui,
Que
nul par colère ou malveillance ne souhaite de mal ou de souffrance à
autrui !
Que
tout soit auspicieux !
Bhagavad-Gîtâ :
chap. 12-1 Bhagavad-Gîtâ :
chap. 12-1
Arjouna
dit:
- « De celui qui ainsi T'adore, par le
service de dévotion,
et
de celui qui voue son culte au Brahman impersonnel, au non-manifesté:
- lequel des deux est le plus parfait? »
Quelques versets du Viveka-Chouda-mani de Srî Adi Sankarâchârya
(Traduit par Marcel Sauton)
INVOCATION
Je me prosterne devant GOVINDA dont la nature est suprême Félicité
;
Il est le véritable Instructeur spirituel ;
Mais Il ne se révèle qu’à la pleine lumière de l’enseignement
védantique, car ni le langage ni l’intellect ne saurait parvenir jusqu’à Lui.
Le
disciple :
- « Tu es le Maître et l’Ami de ceux
qui acceptent Ta loi.
Nul n’a fait en vain appel à Ta pitié ;
Je m’incline devant Toi.
Retire-moi de l’océan des naissances et
des morts en lequel je me débats !
Daigne jeter sur moi un de ces regards
pénétrants qui répandent jusqu’au fond des êtres le baume tout-puissant de Ta
grâce !
Sauve-moi de la destruction qui me
menace !
Je suis la proie des flammes
inextinguibles qui dévorent la forêt de ce monde !
Je suis ébranlé par les assauts impétueux
des tempêtes que soulève un funeste destin et,
dans mon épouvante, c’est auprès de Toi
que je viens chercher asile.
Nul au monde ne saurait m’accorder une
protection aussi efficace que la Tienne.
Il y a sur terre quelques êtres
souverainement bons, sereins et magnanimes, qui, aussi naturellement que le
printemps, exercent autour d’eux une bienfaisante influence.
Ils ont traversé l’océan des naissances et
des morts, et, par pure générosité, ils aident leurs semblables à le franchir à
leur tour.
L’être compatissant se penche
instinctivement vers la souffrance d’autrui ;
Il tente de la soulager.
La lune ne s’efforce-t-elle pas, pendant
la nuit, de rafraichir la terre desséchée par les ardents rayons du soleil !
Seigneur !
Verse sur moi ces paroles plus douces que
le nectar, ces paroles rendues plus suaves encore par l’expérience
de la suprême Félicité !
Verse ces paroles si pures et si
apaisantes qui coulent de Tes lèvres comme d’une source ;
Verse ces paroles si agréables à l’oreille
!
Mon cœur est ravagé par les souffrances du
monde, comme la forêt par les flammes de l’incendie ;
Calme ce cœur tourmenté !
Mille fois heureux ceux qu’à Ton passage,
Tu as illuminés par un seul de Tes regards :
- Tu les as acceptés comme s’ils
faisaient réellement partie de Toi !
Comment traverser l’océan du samsâra ?
Quel sera mon destin ?
Quel moyen dois-je choisir ?
Je confesse ici mon ignorance !
Je t’en prie, viens à mon secours,
Seigneur !
Indique-moi par le menu comment je pourrai
en finir avec toutes les misères de l’existence empirique !
L’Instructeur
:
- À ceux qui cherchent à se libérer,
la chrouti indique la foi, la dévotion et la pratique de la méditation, comme
les trois causes immédiates d’affranchissement.
Quiconque s’y adonne avec persévérance,
s’émancipe de cette servitude du corps grossier qu’à suscitée le prestige de
l’ignorance.
Jusqu’à quel point faut-il que l’Ignorance
t’ait aveuglé, pour que toi qui es le suprême Soi, tu en arrives à te
considérer comme l’esclave du non-Soi ?
Voilà l’unique cause qui fait tourner la
roue des naissances et des morts !
Le
Disciple :
- « Daigne écouter, ô Maître, la
question que je désire Te poser !
Avec quelle gratitude recueillerai-je la
réponse qui tombera de Tes lèvres
- Quel est ce maudit esclavage ?
Comment s’est-il appliqué au Soi ?
Comment continue-t-il à exister ?
Comment peut-on s’en affranchir ?
Quel est le non-Soi ?
Quel est le suprême Soi ?
Comment distinguer le Soi du non-Soi ?
Eclaire-moi, je Te prie, sur chacun de ces
points !
Le Guru :
- « Bénis sois-tu !
Certes, l’heure a sonné pour toi !
Tu es proche du terme de l’existence
relative et tu sanctifies toute ton ascendance puisque, dès maintenant, tu
aspires avec tant d’ardeur à secouer le joug de l’Ignorance et à t’établir en
l’état brâhmanique.
« Ô toi que l’ignorance égare, cesse de t’identifier
avec cet amalgame de choses immondes :
- Cette peau, cette graisse, cette chair
et ces os !
Identifie-toi plutôt avec le Soi universel
!
Tu connaîtras la paix que rien ne peut
troubler. »
Il pense alors :
- « Je suis Brahman » (aham-brahm-âsmi).
Le disciple :
- « Quelle que soit la raison, l’illusion, par
exemple, pour laquelle l’âtman suprême en est venu à se considérer comme jîva,
on ne peut assigner une origine à cette surimposition.
Or, ce qui est sans commencement, doit aussi être sans
fin !
Par conséquent, l’état particularisé de jîva ne
cessera jamais pour l’âtman, et les renaissances se poursuivront éternellement.
Comment, dans ces conditions, l’Âme pourrait-elle
jamais se libérer ?
Révérend guru, daigne m’éclairer sur ce point !
Le guru :
- « Abstiens-toi, en toute occurrence,
d’accepter comme réelles ces imaginations que l’illusion a suscitées !
Car, pour le cas de cette illusion, il ne peut, en
fait, exister aucun rapport entre le Soi, lequel est inconditionné, sans forme,
sans activité, et le monde des objets.
Le disciple :
- « Une fois que ces cinq
agrégats ont été écartés en tant qu’irréels, que pourrais-je trouver, Maître,
en cet univers ?
J’aboutis au néant, à la vacuité pure.
Où est cette Entité avec laquelle le Sage
ne devrait plus faire qu’un ?
Le Guru :
Cela qui perçoit :
- D’abord, dans les conditions de
rêve et de veille, toutes les modifications telles que le sentiment du moi…
Puis, dans le sommeil profond qui succède
aux deux conditions antérieures, l’absence même de toute modification
- Cela qui, néanmoins, ne peut
jamais devenir Lui-même un objet de perception, sache que c’est l’âtman, le
Connaisseur suprême !
C’est en tenant pour illusoires :
- Le corps grossier et l’intellect,
C’est en réalisant le Témoin,
Ce Soi, qui demeure caché dans les replis
les plus secrets de l’intellect, que l’aspirant s’affranchit de tout péché, se
lave de toute souillure, se libère de la mort et de la souffrance
et qu’il devient l’incarnation même de la
pure Félicité.
- Réalise la Vérité de ton propre
Soi !
-
« Assurément, tout cet univers est Brahman ! »
Tel
est l’auguste verdict de l’Atharva-veda, et
- « Cela, tu l’es, toi
aussi ! » (Tat tvam asi),
Ni ceci ni cela :
- Son nom, c’est « Vérité des vérités.
Brhad.up.
- « Je ne suis pas l’âme
particularisée ;
Je suis le suprême Brahman ! »
« Cela n’est jamais né, Cela est
éternel !
Je suis Cela ! »
En
toute circonstance, à tout instant, en tout lieu et à tout égard, considère
chaque chose comme Brahman et comme Brahman seul !
La
négligence s’appelle la mort elle-même.
Sois
calme et maître de toi.
Fixe
ton mental purifié sur le Soi, sur le Témoin, sur l’Intelligence absolue !
Peu
à peu, tu t’assagiras, et tu réaliseras enfin l’infinité de ton propre Soi.
Le Soi est à l’intérieur, le Soi est à
l’extérieur ;
Le Soi est au Zénith, le Soi est au
Nadir ;
Le Soi est au Nord, le Soi est au Sud ;
Le Soi est à l’Est, le Soi est à l’Ouest.
Dans
le passage « Là où l’on ne voit plus rien », la çruti proclame
l’absence de toute dualité.
Seul, existe Brahman, l’Un sans second.
Salutations
et salutations à toi, notre Instructeur !
Toi
qui es exempt de tout attachement !
Toi,
le meilleur entre les meilleurs !
Toi,
l’incarnation même de la Félicité éternelle, de l’Un sans second !
Toi
qui es infini et qui nous dispenses ton inépuisable miséricorde !
Salutations
à toi, ô Prince des gurus !
Toi
dont la grandeur ne saurait s’exprimer !
Tu
es éternellement identique à toi-même et tu te manifestes en tant
qu’univers !
Je
me prosterne à tes pieds !
A
ceux qui, sur les chemins de ce monde, ressentent la cuisante douleur provoquée
par l’apparition des trois fléaux,
A
ceux qui, dans le désert aride de l’illusion, errent de place en place en quête
d’eau vive,
C’est
à eux que s’adresse le triomphant message de Shankara !
Il
leur indique un sentier d’accès facile dans la direction de ce vivifiant océan
de nectar qu’est Brahman, l’Un sans second.
Et
ce sentier les conduira jusqu’à la Libération !
Om
Bhour Bhouvah Svaha Tat Savitour Varényam
Bhargo Dvasya Dhimahi Dhiyo Yo Nah Prachodayat
Rig-Veda 3.62.10
OM !
O divinités des trois mondes,
Prosternons-nous
devant
la radieuse splendeur
du Donneur de vie.
Puisse-t-il illuminer les pensées de notre esprit.
Srî Adi Sankarâchârya
Les Mille Enseignements
- « Qui es-tu ?
- Je suis le Soi dont la nature est la Conscience
éternelle ! »
Sa nityopala boudhi svarupohamatma
Nous récapitulons pour les aspirants à la
Libération qui cherchent à se débarrasser des effets de leurs actions
méritoires et déméritoires et qui ne désirent accumuler aucune expérience
empirique supplémentaire.
En vérité, les causes de l’action intéressée,
qu’elle soit en pensée, en parole ou en action, sont des passions engendrées
par la nescience, fatalement suivies d’expériences empiriques désirables,
indésirables et mixtes.
Ici, nous devons commencer par observer que les
objets de l’ouïe, du toucher, de la vue, du goût et de l’odorat n’ont pas de
conscience, qu’elle soit d’eux-mêmes ou d’autre chose.
Car ce sont des objets perçus par les différents
sens, qui de fait ne sont rien d’autre que des modifications temporaires invariablement
non conscientes comme des mottes de terre.
C’est ce qu’affirment les Védas :
- « Cela,
le Soi, est autre que le son, n’est pas un objet du toucher, ni une forme
visible, ni un objet du goût, ni un objet de l’odorat ;
Cela est impérissable et éternel.
Celui qui discerne Cela est libéré des mâchoires
de la mort. »
Car il est dit dans la littérature
traditionnelle :
-
« Non manifesté est ce Soi, inconcevable est ce Soi ».
- « Ce Soi ne peut pas être coupé, ce Soi ne
peut pas être brûlé ».
« Il
est au-delà de la décomposition, de la mort, du danger et de la peur ».
Comme on peut lire dans certain textes
védiques :
- « Ni
ce qui est accompli ni ce qui est non accompli ne le tourmente ;
Il n’augmente ni ne diminue à travers
l’action ;
Non né, associé à tout ce qui est au-dedans comme
au dehors ;
Il n’est pas affecté par la souffrance, car il
n’est pas de ce monde. »
Et l’ultime vérité de tout ceci est que, « En
dehors du Soi, rien de réel n’existe ».
Et parce que rien en dehors du Soi n’est réel,
tous ces textes des Upanishads affirmant que le Soi n’a pas de second doivent
être examinés en détail.
Oui, c’est une nécessité absolue.
BHAJA GOVINDAM - CHANTE GOVINDA
Dvadashamanjarika :
Chante Govinda, chante Govinda, chante Govinda, o
fou !
Les règles de grammaire ne profitent en rien quand
approche l’heure de la mort.
Contente-toi de ce qui peut venir des actions
accomplies dans les vies passées ;
Voue ton mental à la vertu et que l’absence de
passion soit ta Loi.
Raisonne intérieurement, encore et encore, les
corps sont de la chair, du sang et de la graisse.
Incertaine est la vie de l’homme, comme les
gouttes d’eau sur une feuille de lotus ;
L’humanité entière est la proie du chagrin, de
l’ego et de la maladie.
Perdu dans le jeu est l’adolescent insouciant,
perdu dans les charmes de sa bien-aimée, le jeune homme ;
Le vieil homme rumine ses chagrins ;
Il n’y en a aucun, hélas, dont l’esprit languit de
se perdre dans le Parabrahman.
Etrange en vérité est le monde mortel !
Qui es-tu ?
Et qui est à toi ?
D’où viens-tu ?
Frère, médite sur ces choses.
La bonne fréquentation fait naître le
détachement ;
Le détachement conduit à la libération de
l’illusion ;
Désillusionné, on entre en contact avec la Réalité
sans changement ;
Le contact avec la Réalité apporte la Libération
alors que l’on est vivant.
Quand la jeunesse s’est envolée, de quel bien est
la passion ?
Lorsque l’eau est partie, quelle est l’utilité du
lac ?
Où trouver nos amis et nos proches une fois que
tout l’argent est épuisé ?
Où est le monde quand on connaît la Vérité ?
Ne te vante pas de ta jeunesse, de tes amis ou de
ta richesse ;
Plus vite que les yeux ne peuvent cligner, avec le
temps, chacune de ces choses s’envole.
Renonce à l’illusion du monde et joins-toi à la
vérité sans temps.
Lever et coucher de soleil, jour et nuit, hiver et
printemps, viennent et s’en vont ;
Même la course du temps est espiègle ;
La vie elle-même s’écoule ;
Mais le vain espoir de l’homme, hélas, continue,
de manière infatigable à jamais.
Par ce bouquet d’une douzaine de vers a été donnée
avec succès à un grammairien l’Instruction suprême par l’omniscient Shankara,
adoré en tant que Bhagavadpada.
Carpatapanjarika :
Padmapada dit :
- En rêvant
d’une femme, en rêvant de richesses, pourquoi erres-tu agité comme le
vent ?
N’y a-t-il personne pour te prendre en
charge ?
Sache alors, mon ami, que dans les trois mondes la
compagnie du bien est le seul bateau qui puisse te faire traverser le samsâra.
Hastamalaka dit :
- Le corps
du vieil homme est devenu faible, sans dents ses gencives et chauve sa
tête ;
Mais là il va, sur ses béquilles, se tenant
fermement à son espoir stérile.
Subodha dit :
Il prend sa demeure sous un arbre ;
Pourtant son cœur est prisonnier, désemparé,
enchaîné aux chaînes du vide espoir.
Dridhabhakta dit :
- Qu’un
homme ne lise que la Gîtâ, ne boive qu’une goutte de la Ganga, n’adore que le
Très-Haut, et à jamais sa peur de la mort disparaîtra.
Nityanatha dit :
-
Naissances incessantes !
Morts incessantes !
Il est difficile de traverser le large océan du
monde :
-
« Seigneur, par Ta miséricorde rachète-moi. »
Surendra dit :
- Qui
suis-je ?
Qui es-tu ?
D’où viens-tu ?
Qui est ma mère ?
Qui est mon père ?
En méditant ainsi, perçoit toutes ces choses comme
n’étant que des choses imaginaires, sans substance ;
Abandonne le monde comme n’étant qu’un rêve en
l’air.
Medhatithi dit :
- Vishnou
seul est celui qui demeure en toi, en moi, en tout ;
Vide de sens est ta colère, et l’impatience que tu
montres.
En te voyant toi-même en chacun qu’il en soit fait
de toute diversité.
Ne sois attaché ni à l’ami ni à l’ennemi, ni au
fils ni au parent, ni à la paix ni à la guerre ;
Si tu aspires au royaume de Vishnou, regarde
toutes les choses de manière égale.
Bharativamsha dit :
- Abandonne
la malédiction du désir et de la colère ;
Abandonne l’illusion, abandonne l’avidité, rappelle-toi
qui tu es en vérité.
Fous sont ceux qui sont aveugles au Soi :
- Jetés en
enfer, ils y souffrent.
Sumatir dit :
- Tous les
jours récite la Gita ;
Chante les mille noms de Vishnou, l’adorant
au-dedans de ton cœur, prend plaisir à être avec le saint ;
Abandonne tes richesses au pauvre.
Celui qui cède au désir pour le plaisir fais de
son corps une proie à la maladie ;
Pourtant, bien que la mort soit la fin dernière,
personne ne renonce à son état de pécheur.
Restreins les sens, contrôle la respiration,
élimine le transitoire de ce qui est Vrai, répète le saint nom de Dieu, et
calme le mental sans repos.
Applique-toi à cela avec cœur et âme.
Chéris les pieds de lotus de ton guru et
libère-toi sans délai de l’esclavage de ce monde ;
Maîtrise tes sens et ton mental et vois le
Seigneur au-dedans de ton cœur.
Ainsi le stupide grammairien, perdu dans des
règles sans fin fut-il lavé de sa vision restreinte et la lumière lui fut-elle
montrée par les disciples de Shankara.
Chante Govinda, chante Govinda, chante Govinda, o
fou !
Autrement qu’en chantant le doux nom du Seigneur,
il n’y a aucun moyen de traverser l’océan de la vie.
-
« La réalité est une et indivisible «
Hymne à Hari :
* - « Je loue Hari, le destructeur
des ténèbres du samsara,
la réalité unique à laquelle, en raison de
la diversité des intellects,
différents noms sont attribués comme
Brahma, Vishnou, Roudra, Agni, Sourya, Candra, Indra, Vayou et
Sacrifice. »
-
« L’Esprit absolu est la Réalité ;
Le
monde de l’apparence est illusoire ;
La prétendue âme individuelle est l’Absolu
est rien d’autre que l’Absolu. »
-
« Maya est-elle réelle ou non ?
Elle
n’est ni réelle ni irréelle. »
-
« Lorsque tous les désirs logés dans le cœur ont disparu, disent les
Upanishad, le mortel devient immortel et atteint Brahman ici-bas. »
-
« Le Soi n’est pas un objet.
En
Lui, il n’y a ni changement ni pluralité.
Il
ne peut être ni obtenu ni rejeté, par lui-même ou par qui que ce soit.
Celui qui sait qu’il est le Soi au-dedans
comme au-dehors, au-delà de la naissance et de la mort, au-delà du délabrement
et de la vieillesse, pourquoi devrait-il éprouver la moindre peur ? »
-
« Je salue Shankara Bhagavatpada qui a donné sa bénédiction au
monde ;
Il est le dépositaire de toute la sagesse
contenue dans les textes sacrés et l’incarnation de la grâce. »
8 – 1 : « Ô mon mental, ma vraie nature
est la conscience pure ;
La
connexion avec le goût et les autres objets de l’expérience physique est due à
ton illusion.
Tes
activités, quelles qu’elles soient, n’ont aucun impact sur moi, car je suis
libre de toute distinction.
2
– Pour cette raison, abandonne les actions basées sur l’illusion et cesse
définitivement de tendre vers l’irréel.
Car
je suis l’Absolu suprême, éternellement libre, non né, Un sans second.
3
– Je suis toujours le même dans tous les êtres, le seul et unique existant,
indestructible, propice, omniprésent comme l’espace, indivisible, sans parties,
sans actions, transcendant.
C’est
pourquoi tes actions n’ont aucun impact sur moi.
4
– Je suis Un.
Rien
qui diffère de moi ne peut exister, encore moins m’appartenir, et je ne peux
appartenir à personne puisque je suis sans relations.
Il
n’y a donc rien que tu puisses faire pour moi puisque je suis sans
second. »
13
- 1
-
« Parce que je suis sans œil, je n’ai pas de vue.
Comme je n’ai pas non plus d’oreilles,
comment pourrai-je avoir une ouïe ?
Comme je n’ai pas de voix, je ne peux
avoir de parole.
Comme je n’ai pas de mental, comment
pourrai-je avoir des pensées ?
2 – Aucune action ne peut être produite
par ce qui n’a pas d’énergie vitale (souffle).
Aucune connaissance ne peut venir de ce
qui n’a pas de mental.
Ni la connaissance ni l’ignorance ne
peuvent venir de moi qui suis la lumière de la conscience pure.
3,4 – Pour moi qui suis pur, à jamais
libre, ferme comme un roc et inaltérable, non sujet à la modification,
immortel, indestructible et désincarné, il n’y a ni faim, ni soif, ni
souffrance, ni illusion, ni vieillissement, ni mort, car je suis sans corps et
omniprésent comme l’éther.
5 – Parce que je ne possède pas le sens du
toucher, je n’ai pas la sensation du toucher.
Parce que je ne possède pas de langue, je
n’ai pas la sensation du goût.
La connaissance empirique et l’ignorance
ne s’applique jamais à moi dont la nature est la conscience éternelle. »
17 – « Celui qui a un maître sait.
Sache que les êtres éveillés qui voient la
Vérité t’enseigne la connaissance si tu te prosterne devant eux, les sers et
leur pose des questions.
L’éveillé sait : Je suis non né, immortel,
au-delà de la mort, du danger et de la peur, omniscient, pur et je vois
tout.
En vérité, je suis l’absolu Brahman ;
Pour moi qui suis l’Absolu, il n’y a rien
à rejeter ni rien à accepter. »
- « En vérité, je suis le Soi
éternel, le véritable connaissant, totalement vide comme l’éther.
Je suis cet absolu Brahman sans attributs,
non agissant, éternel, libre des opposés, au-delà de tout blâme, pur, illuminé,
libéré. »
Même les dieux ne peuvent prévaloir contre
lui, car il est devenu leur Soi.
Loué soit mon véritable Maître qui, telle
une abeille, a extrait le nectar suprême du miel de la connaissance des
fleurons des Upanishads.
19–2 : - « Ô mon mental !
Penser « je suis ceci »,
« ceci est à moi » est s’engager dans d’inutiles activités.
Ce sont les autres qui disent que tes
actes sont pour un autre.
Tu n’as pas connaissance des aboutissants
et je n’ai aucun désir pour ceux-ci.
Pour cette raison, ô mental, ta juste voie
est la cessation des activités.
Etant donné que je ne suis autre que le
Soi suprême et éternel, je suis éternellement satisfait et ne poursuis aucun
but.
Etant dans la satisfaction permanente, je
ne désire pas mon bien personnel.
Efforce-toi d’atteindre la paix, ô mental.
C’est là que se trouve ton bien-être.
Ce qui est au-delà des six vagues du
devenir est ton propre Soi et aussi celui de l’univers, disent les Védas.
C’est pourquoi, ô mental, tes efforts sont
vains.
Lorsque tu cesses de fonctionner, il n’y a
plus cette notion de différence qui cause la souffrance en raison de l’illusion,
de l’hallucination qu’il y a un monde.
Car la perception de différence fait
naître l’illusion.
Lorsque la sensation de différences est
absente comme dans le sommeil profond, personne ne fait l’expérience de
l’illusion.
Celui qui voit, la vision et ce qui est
vu, tout ceci est une simple erreur due à ton imagination.
Car il est reconnu que ce qui est vu n’est
autre que celui qui voit.
Celui qui dort ne change pas de nature
lorsqu’il s’éveille. »
-
« Hommage à ce grand Maître qui, dans les temps anciens, a baratté l’océan
des Védas pour extraire le nectar d’immortalité de cette connaissance et a
contemplé la réalité suprême,
de même que les dieux ont barattés l’océan
de lait pour le nectar qui les élève au-delà de la mort.
CONNAISSANCE DU SOI
SHRI SHANKARACHARYA
Offert par VenerabilisOpus.org.
Les mondes naissent, se maintiennent et se
dissolvent dans le Seigneur Suprême qui est la cause matérielle et le fondement
de toutes choses.
Sur l'Eternel Vishnou qui est pure
existence et pure conscience et servant de base, les diverses apparences sont
incrustées.
Le Seigneur Vishnou, en venant en
contact avec les différentes conditions, apparaît comme différent en raison de
leurs différences, mais est perçu comme non-différencié quand ces conditions
sont détruites.
Le soi apparaît comme conditionné
par l'effet de l'ignorance.
Quand celle-ci est détruite, le soi
non-conditionnel brille de sa propre lumière.
Le monde phénoménal, qui abonde en
désir, haine, etc., est, en vérité, comme un rêve.
Tant qu'il dure, il semble réel.
Mais lorsqu'on s'éveille, il devient
irréel.
Le monde parait réel jusqu'au moment où le
soi suprême, l'immuable réalité derrière toutes choses, est réalisé.
Le lieu pour faire l'expérience du bonheur
et de la tristesse, qui est fait des quintuples composés des grands éléments et
dont la formation résulte d'actions passées, est appelé le corps.
L'instrument de jouissance, qui est fait
d'éléments non-composés et consiste en les cinq forces vitales, le mental, la
conscience et les dix sens, est le corps subtil.
L'illusion sans commencement, qui est
indéfinissable, et appelée le corps causal.
L'on doit comprendre que le soi est autre
que ces trois corps.
L'on doit séparer le grain du pur soi
intérieur de la balle constituée par le corps et les autres enveloppes, grâce
au battage fait par la raison.
Bien que le soi soit en tout temps et dans
toutes choses, il ne peut briller nulle part, sauf dans la conscience.
L'on doit comprendre que le soi doit
toujours être comme un roi, différent du corps, des sens, du mental, de la
conscience, ainsi que des yeux, les témoins de leurs activités ;
Les cinq sens de perception et les cinq
membres moteurs du corps.
A l'homme dénué de discernement, le soi
apparaît comme actif, tandis qu'en réalité ce sont les sens seuls qui le sont.
Le corps, les sens, le mental et la
conscience vaquent à leurs propres activités tout en dépendant de la conscience
du soi.
Par manque de discernement, les hommes
attribuent les qualités et les activités du corps et des sens au soi, qui est
pure existence et pure conscience.
De plus, la nature agissante, qui
appartient au mental conditionné, est attribuée au soi.
Les passions, les désirs, le bonheur, la
tristesse, etc. exercent leur fonction quand la conscience est présente, et
n'existent pas dans le sommeil profond alors que la conscience est absente.
Ils appartiennent, par conséquent, à la
conscience, non au soi.
En prenant, par erreur, le soi pour l'âme
individuelle, l'on est sujet à la peur.
Mais si l'on se rend compte que "Je
ne suis pas l'âme individuelle, mais le Soi Supérieur", alors on est
libéré de la peur.
Le soi seul illumine la conscience, les
sens, etc…;
Mais notre propre soi n'est pas illuminé
par les objets.
Le corps et les autres objets de
perception qui sont les produits de l'ignorance et sont aussi évanescents que
des bulles.
Le soi, qui est non-conditionné, est
distinct de ces objets et doit être compris comme "Je suis Brahman".
La naissance, la vieillesse, la
décrépitude, la mort, etc., ne sont pas moi, parce que je suis distinct du
corps.
Le son et les autres objets des sens n'ont
pas de liens avec moi, car je ne suis pas les sens.
Je ne suis pas le mental ; par conséquent,
la tristesse, le désir, la haine, la peur, etc., ne m'affectent pas.
Comme cela est affirmé par les écritures,
le soi n'est ni les sens ni le mental, mais est inconditionné.
Le fait d'imprimer constamment au mental
la phrase "je suis seulement Brahman" fait disparaître la turbulence
de l'ignorance.
Assis dans un endroit retiré, libre de
toutes passions, avec les sens subjugués, l'on doit contempler ce soi unique et
infini, sans penser à rien d'autre.
Un homme sage doit, par son intelligence, immerger
dans le soi tout ce qui est objectif et contempler l'unique soi qui est comme
l'espace illimité.
Celui qui a réalisé la vérité suprême
abandonne tout, forme, caste, etc. et s'établit, par nature, dans le Soi, qui
est la conscience et la Félicité infinies.
La condition de l'âme individuelle a
été imprimée sur Brahman par l'illusion, mais elle disparaît dès qu'on a pris
conscience de la vraie nature de l'âme individuelle.
La connaissance, qui naît de la prise de
conscience de sa propre nature, détruit d'elle-même l'illusion du
"je" et du "mien".
Le yogi qui a obtenu la réalisation juste
voit toutes choses, par l'œil de la connaissance, comme existant en son propre
Soi, et l'unique Soi comme toutes choses.
Il voit toutes choses comme son propre Soi
;
Car tout cet univers est seulement le soi,
et il n'y a rien d'autre que le soi.
Le Brahma à quatre faces et les autres,
qui ne sont que des parties de ce Soi qui est Félicité non-interrompue,
deviennent heureux, chacun à son niveau, par la possession d'une petite portion
de cette félicité.
Chaque objet est tel parce qu'il possède
cela.
Toute activité a en elle un courant de la
conscience qui le traverse.
Le Soi Suprême, ainsi, imprègne l'univers
entier, comme le beurre est présent dans toutes les parties du lait.
L'âme individuelle, fondue dans le feu de
la connaissance allumé par l'instruction, est libérée de toute teinte, tel
l'or, et brille par elle-même.
Le soi est le soleil de connaissance qui,
s'élevant au firmament du cœur, dissipe les ténèbres de l'ignorance et,
pénétrant tout, soutenant tout, brille et fait tout briller.
Ainsi finit LA CONNAISSANCE DU SOI
———
SHRI SHANKARACHARYA
fut le plus célèbre des commentateurs du
Védanta.
Sa philosophie non-dualiste met l'accent
sur l'essentielle identité entre Brahma (Dieu) et Atma (l'esprit humain).
L'œuvre la plus connue de ce grand
philosopha et maître spirituel est "Le Suprême joyau de Sagesse" que
tout étudiant sérieux devrait prendre comme livre de chevet.
Quelques œuvres moins connues ont été
traduites en anglais.
Parmi celles-ci "Connaissance du
Soi" s'adresse a "ceux dont les péchés ont été abolis par les
austérités et qui, avec un mental tranquille et libre de tout attachement
Srimad-Bhagavatam
Om Namo Bhagavaté Vassoudévaya
Je rends mon hommage à Sri Crich-na, au Fils de
Vassoudéva, qui est Dieu, l'omniprésente Personne Suprême.
Je médite sur Lui, réalité sublime, cause première
de toutes les causes, et de qui émanent les univers manifestés, en qui ils
reposent, par qui ils sont anéantis.
Je médite sur Lui, Seigneur au rayonnement
éternel, qui a directement et aussi indirectement conscience de toutes les
manifestations, et pourtant Se situe au-delà de toutes.
C'est Lui, et nul autre, qui à l'origine enseigna
le savoir védique au premier être créé, Brahma, en son cœur.
Par Lui, ce monde, qui est un simple mirage, prend
une apparence tangible, même pour les grands sages et les dévas.
Par Lui, les univers manifestés produits
illusoires des trois influences matérielles, semblent l'image même de la
réalité.
Sur Lui donc je médite, sur Lui qui est la Vérité
Absolue, vivant éternellement en Son Royaume spirituel, à jamais libre de
l'illusion.
La Bhagavad-Gîtâ telle qu’elle est
Sa Divine Grâce A.C Bhaktivedanta Swami
Prabhupada.
Je
suis né dans les plus profondes ténèbres de l'ignorance, mais, avec le flambeau de la connaissance, mon maître
spirituel m’ouvre les yeux.
Je
lui offre mon hommage respectueux.
Arjouna dit:
Tu es le but premier, suprême, et nul, dans tous
les univers, n'égale Ta grandeur, Toi qui es intarissable, le plus ancien de
tout.
Tu es le soutien de la religion impérissable et
l'éternelle Personne Divine
Sans commencement, sans milieu et sans fin, Tu es
de tout l'origine.
Bien qu'unique, Tu Te déploies à travers le ciel,
les planètes et l'espace qui les sépare.
Les différentes manifestations de Shiva, les
ancêtres et les dévas accomplis, tous Te contemplent, frappés d'émerveillement
Ô Seigneur des seigneurs, ô havre des mondes,
accorde-moi Ta grâce.
Ô maître des maîtres, Toi dont la forme est si
terrible, je T'en prie, dis-moi qui Tu es.
Je T’offre mon hommage; accorde-moi Ta grâce.
Je ne comprends pas le dessein de Tes œuvres, et
voudrais le connaître.
Au son de Ton Nom, ô Rishikesa, l'univers s'emplit
de joie, et ainsi, tous s'attachent à Toi.
Les êtres accomplis T’offrent leur hommage
respectueux, mais les êtres démoniaques, saisis d'épouvante, s'enfuient de
toutes parts.
C'est justement et à bon droit qu'il en est ainsi.
Ô Toi, si grand, qui dépasses même Brahma, Tu es
le maître originel. Comment ne Te rendraient-ils pas leur hommage, ô Toi
l'Infini.
Ô refuge de l'univers, Tu es la source
impérissable, la cause de toutes les causes, au-delà de la manifestation
matérielle.
Tu es Dieu, la Personne Suprême et Originelle,
unique sanctuaire de ce monde manifesté.
Tout est par Toi connu, et Tu es tout ce qui se
peut connaître.
Aux trois influences matérielles Tu n'es point
lié, ô Forme infinie, Tu es partout présent dans l'univers.
Tu es l'air, le feu, l'eau et aussi la lune. Tu es
le maître absolu et l'aïeul. Mille fois, encore et encore, je T'offre mon
hommage et mon respect.
De devant, de derrière, de toutes parts, reçois
mon hommage.
Ô puissance infinie, maître de pouvoirs sans
mesure, Tu pénètres tout, et ainsi, Tu es tout.
Méconnaissant Tes gloires, je T'ai, dans le passé,
nommé ainsi:
- "ô
Crich-na", "ô Yadava", "ô mon ami ".
Pardonne, je T'en prie, tout ce que j'ai pu faire
par déraison ou par amour.
Que de fois, je T'ai manqué de respect, quand nous
nous divertissions ensemble, partagions le même lit ou le même repas, parfois
seuls, parfois avec plusieurs compagnons.
Toutes ces offenses, ô Achyouta, je T'en demande
pardon.
De l'entière manifestation matérielle, Tu es le
Père, le Seigneur adorable, le glorieux Maître spirituel.
Nul n'est Ton égal, combien moins plus haut,
combien moins Un avec Toi! Dans les trois mondes, Ta puissance règne, sans
mesure.
Tu es le Seigneur Suprême, à qui chaque être doit
toute adoration. Je tombe donc à Tes pieds, T'offre mon respect et implore Ta
miséricorde.
Comme un père pour son fils, un ami pour son ami,
un amant pour son aimée, sois tolérant envers moi, daigne, Seigneur, souffrir
les fautes que j'ai pu commettre à Ton endroit.
Tu es le Brahman Suprême, l'ultime Demeure, le
Purificateur souverain, la Vérité Absolue et l'éternelle Personne Divine.
Tu es Dieu, l'Etre primordial, originel et absolu.
Tu es le Non-né, la Beauté qui tout pénètre.
Ni les dévas ni les assouras ne connaissent Ton
vrai visage, ô Seigneur.
En vérité, Toi seul, par Tes propres puissances,
Te connais, ô Source de tout ce qui est, Seigneur de tous les êtres, Dieu même
des dévas, ô Personne Suprême, Maître de l'Univers.
- "Que ces offrandes nous apportent le
bonheur et répandent sur tous les êtres tous les bienfaits désirables."
Om
Bhour Bhouvah Svah Tat Savitour Varenyam
Bhargo
Devasya Dhimahi Dhiyo Yo Nah Prachodayat
Rig-Veda
3.62.10
OM !
O divinités des trois mondes,
Prosternons-nous
devant
la radieuse splendeur
du Donneur de vie.
Puisse-t-il illuminer les pensées de notre esprit.
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